dimanche 22 mai 2011

Rassemblement contre le sexisme le 22 mai 2011 à Paris


Manifeste et Rassemblement féministe contre l'impunité en France quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé.
Les violences sexistes étaient sous le feu des projecteurs en septembre dernier sur Arte avec la rediffusion de la Cité du Mâle. Les ennuis judiciaires de Dominique Srauss-Kahn ont remis ces dernières sur le devant de la scène mediatique donnant lieu à un " déferlement quotidien de propos misogynes tenus par des personnalités publiques, largement relayés sur nos écrans, postes de radios, lieux de travail comme sur les réseaux sociaux " (Osez le féminisme) et démontrant, s'il en est besoin, que le sexisme imprègne notre société et les media. 
Osez le féminisme !, La Barbe et Paroles de Femmes se sont réunies pour lancer un appel intitulé " Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent ". Signé vendredi 20 mai par plus de 1500 personnes dont les journalistes Audrey Pulvar et Christine Ockrent, la comédienne et humoriste Florence Foresti, Clémentine Autain, ex-adjointe au maire de Paris, l'anthropologue Françoise Héritier, Yvette Roudy, ex-ministre PS, les écrivains Florence Montreynaud et Isabelle Alonso, Marie-Françoise Colombani, Agnès Bihl, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, Julien Bayou, Patric Jean, les sociologues Dominique Méda et Eric Fassin, Annick Coupé, Caroline Mecary, Giulia Foïs ... il comptabiliserait au 22 mai à 15h00 plus de 13000 signatures.
Cet appel est soutenu par plusieurs associations féministes comme le Planning Familial, Mix-Cité, le Laboratoire de l’Egalité, les Chiennes de Garde, la Maison des Femmes de Montreuil, Le Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures », le réseau féministe " Ruptures ", Bagdam Espace lesbien, SOS Les mamans, Association la Lune, l’ANEF, l’Espace Simone de Beauvoir, La Ligue du droit international des femmes ... et appelle à un rassemblement le dimanche 22 mai à 17h00 sur la place Igor Stravinsky, près de Beaubourg à Paris (itinéraire par Google Maps ici)
Voici LE TEXTE DE L'APPEL que pouvez également lire, signer et faire signer en cliquant ici.
" Sexisme : Ils se lâchent, les femmes trinquent. "
Depuis une semaine, nous sommes abasourdies par le déferlement quotidien de propos misogynes tenus par des personnalités publiques, largement relayés sur nos écrans, postes de radios, lieux de travail comme sur les réseaux sociaux. Nous avons eu droit à un florilège de remarques sexistes, du « il n’y a pas mort d’homme » au « troussage de domestique » en passant par « c’est un tort d’aimer les femmes ? » ou les commentaires établissant un lien entre l’apparence physique des femmes, leur tenue vestimentaire et le comportement des hommes qu’elles croisent.

Nous sommes en colère, révoltées et révoltés, indignées et indignés.

Nous ne savons pas ce qui s’est passé à New York samedi dernier mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine. Nous assistons à une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires, si prompts à surgir chez une partie des élites françaises.

Ces propos illustrent l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sexisme décomplexé. Autant de tolérance ne serait acceptée dans nul autre cas de discrimination.

Ces propos tendent à minimiser la gravité du viol, tendent à en faire une situation aux frontières floues, plus ou moins acceptable, une sorte de dérapage. Ils envoient un message simple aux victimes présentes et futures : « ne portez pas plainte ». Nous le rappelons : le viol et la tentative de viol sont des crimes.

Ces propos prouvent à quel point la réalité des violences faites aux femmes est méconnue. De la part d’élites qui prétendent diriger notre société, c’est particulièrement inquiétant. 75 000 femmes sont violées chaque année dans notre pays, de toutes catégories sociales, de tous âges. Leur seul point commun est d’être des femmes. Le seul point commun des agresseurs, c’est d’être des hommes.

Enfin, ces propos font apparaître une confusion intolérable entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes. Les actes violents, viol, tentative de viol, harcèlement sont la marque d’une volonté de domination des hommes sur le corps des femmes. Faire ce parallèle est dangereux et malhonnête : ils ouvrent la voie aux partisans d’un retour à l’ordre moral qui freine l’émancipation des femmes et des hommes.

Les personnalités publiques qui véhiculent des stéréotypes qu’on croyait d’un autre siècle insultent toutes les femmes ainsi que toutes celles et ceux qui tiennent à la dignité humaine et luttent au quotidien pour faire avancer l’égalité femmes – hommes.
L'illustration contre les violences sexistes est empruntée à Victimes de violences conjugales d'apres une idee de Avocat Paris

mercredi 29 septembre 2010

Soirée Thema sur les violences machistes sur ARTE le 29 septembre

Soirée THEMA sur les violences machistes le 29 septembre A l'occasion de la reprogrammation du documentaire " La cité du Mâle " sur ARTE ce 29 septembre, Daniel Leconte invite sur son plateau à 22h55 : Malika Sorel, auteure du Puzzle de l'intégration et membre du Haut Conseil à l'intégration, et Serap Cileli, auteure de " Nous sommes vos filles, pas votre honneur " et fondatrice d'une association pour les droits de l'homme et l'intégration en Allemagne, à débattre du sujet des violences machistes.
Retrouvez également le dossier consacré par la chaîne sur les violences machistes dans le THEMA dédié : Femmes, pourquoi tant de haine?

La cité du Mâle : de retour sur Arte le 29 septembre

La Cité du Mâle : le retour. Mardi dernier, ARTE avait déprogrammé dans l'urgence le documentaire La cité du mâle. La chaîne le reprogrammera mercredi 29 septembre à 21h35, ainsi que l’ensemble de la THEMA Femmes, pourquoi tant de haine ?
Merci à Emelire, du blog " Le féminin l'emporte " pour l'information.
Avec ce documentaire, la chaîne revient sur les événements de Vitry qui avaient coûté la vie à Sohane, assassinée dans un local à poubelles, et braque ses projecteurs sur les agressions machistes dans les cités.
" Présentation du film : 2004, à Marseille : Ghofrane, 23 ans, est lapidée. 2005, à Neuilly-sur-Marne : Chahrazad, brûlée à 60 % par son ex-petit ami, est maintenue plus de six semaines dans un coma artificiel. 2009, Oullins, dans la banlieue de Lyon : Fatima, 22 ans, est étranglée par son frère… La jeune femme s’était fiancée et avait trouvé un emploi. Chaque jour, les services de police enregistrent plus d’une vingtaine de plaintes pour des actes de délinquance similaires… Cathy Sanchez s’est immergée plusieurs semaines à Vitry, là où, en 2002, Sohane, 17 ans, est morte brûlée vive dans un local à poubelles… La réalisatrice, qui s’était mobilisée à l’époque, veut comprendre comment les choses ont évolué. Pourquoi les violences faites aux femmes sont-elles trop souvent ignorées ou minimisées ? À travers les scènes de la vie quotidienne, les dits et les non-dits, se dégagent les valeurs autour desquelles se construit une certaine identité masculine et le constat d’une situation qui ne cesse de se dégrader.
Plus d'infos :  http://www.arte.tv/fr/3388108.html

mardi 20 avril 2010

" Femmes, après coup" jusqu'au 24 avril 2010 à l'Hôtel de Ville de Paris

FEMMES, APRES COUP ... Contre toutes les violences, dire et reconstruire : une installation photographie et sonore de Lâm Duc Hiên du 8 au 24 avril 2010 à l'Hôtel de Ville de Paris

L'ambition de Médecins du Monde était, en commandant cette exposition, de " sortir de l'abstraction les violences faites aux femmes, sous toutes leurs formes " (Les nouvelles News). Pour y parvenir, le photographe Lâm Duc Hiên s'est armé de son objectif et a suivi les équipes de Médecins du Monde dans 7 pays sur 4 continents ( Guatemala, Haïti, Moldavie, Nicaragua, Pakistan, RDC (Goma et Kinshasa) et France ) pendant plusieurs semaines.

Jusqu'au 24 avril 2010, l'Hôtel de ville de Paris sera le théâtre de la restitution de ce reportage photographique et sonore pour ne pas oublier que :
  • 1 femme sur 3 dans le monde a été victime d'une violence
  • 1 femme sur 5 dans le monde sera victime de viol ou d'une tentative de viol dans sa vie.
  • 5000, c'est le nombre de crimes d'honneur par an
  • Une étude menée par l'OMS auprès de 24 000 femmes révèle que la violence conjugale touche 15% à 70% des femmes selon les sites.
  • Parmi les femmes en âge de procréer, la violence constitue dans le monde une cause de décès aussi fréquente que le cancer.
  • Selon Amnesty, en 2008 en France, 156 femme sont décédées victimes de leur compagnon ou ex-compagnon, soit 1 décès tous les 2,5 jours.
  • 1/3 des grossesses sont non planifiées.
  • 89 pays dans le monde disposent d'une législation sur la violence domestique et de plus en plus se dotent de plans nationaux d'actions pour lutter contre ce fléau.
Plus d'infos : Femmes après coup
     
    Copyright 2009 ensemble pour les droits des femmes. Powered by Blogger Blogger Templates create by Deluxe Templates. WP by Masterplan
    Real Time Web Analytics